Alors que les combats entre l’armée congolaise et le groupe rebelle du M23 ont cessé depuis quelques jours à Goma, dans le Nord-Kivu, la situation humanitaire reste critique. De nombreux cadavres jonchent encore les rues de certains quartiers, et les populations, notamment celles des camps de déplacés, font face à une dégradation alarmante des conditions de vie.
L’ONG Human Rights Watch a lancé un appel aux différentes forces en présence, demandant que le cheminement et l’accès à l’aide humanitaire soient garantis. « Les populations locales, déjà vulnérables, sont privées d’un accès essentiel aux vies, aux soins médicaux et à l’eau potable en raison des combats et des restrictions », souligne Clémentine de Montjoye, chercheuse senior sur les Grands Lacs pour l’ organisation.
À Goma, les équipes de la Croix-Rouge congolaise s’activent pour rassembler les corps encore entassés dans les rues, une tâche rendue difficile par le manque d’infrastructures adaptées. « Beaucoup de cadavres se trouvent encore dans les guérites occupées par les militaires. L’odeur est insoutenable et les risques sanitaires augmentent chaque jour », témoigne Camarade Faustin, un habitant du quartier Bujovu, proche de l’aéroport.
Selon les autorités congolaises, les combats ont fait près de 800 morts et plus de 2 800 blessés en quatre jours, un bilan qui pourrait encore s’alourdir. Les ONG insistent sur l’urgence de la situation et appellent les parties en conflit à faciliter l’accès aux organisations humanitaires pour venir en aide aux populations affectées.
Source : RFI
Chulery MPIKA-MOUNKETE
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