Le gouvernement congolais, par la voix du ministre de la Jeunesse et des Sports, Hugues Ngouélondélé, s’est exprimé sur la suspension de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT) par la FIFA le 6 février 2025. Lors d’une conférence de presse tenue le 10 février à Brazzaville, le ministre a affirmé que le Congo restait ouvert au dialogue avec l’instance internationale, mais refusait toute compromission.
Hugues Ngouélondélé a tenu à rappeler que la crise actuelle au sein de la FECOFOOT découle de dysfonctionnements internes : mauvaise gestion, corruption des arbitres, trucage de matchs et conflits entre dirigeants. Cette situation a conduit les responsables de clubs à suspendre le comité exécutif de la FECOFOOT et à mettre en place une commission ad hoc. Selon le ministre, cette crise ne doit pas être imputée au gouvernement, qui n’interfère pas dans les affaires internes des fédérations sportives, mais qui a pourtant investi massivement.
Face à la suspension de la FECOFOOT, Hugues Ngouélondélé prône une approche pragmatique : profiter de cette situation pour réorganiser le football congolais, renforcer les compétitions nationales et poser des bases solides avant un éventuel retour sur la scène internationale. Il évoque l’exemple de 1968, où une pause stratégique avait permis au Congo de structurer son football et de remporter la CAN en 1972.
Tout en restant ouvert à une concertation avec la FIFA et la CAF, le ministre insiste sur l’importance d’une réforme profonde. « Nous trouverons un compromis, mais il n’y aura pas de compromission », martèle-t-il. L’objectif demeure un football congolais performant, organisé et à la hau
Chulery Mpika-Mounkete
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